« Mise à niveau vers Windows 11 impossible » : Le guide complet pour diagnostiquer et forcer l’installation.
C’est une histoire que nous avons tous vécue. Vous êtes prêt pour le futur. Vous lancez la mise à jour Windows, vous vous attendez à la nouvelle barre des tâches… et soudain, un mur. L’un des deux scénarios les plus frustrants se produit :
- 1. Un message d’erreur froid, sans âme, s’affiche : « Ce PC ne répond pas actuellement à la configuration minimale requise pour Windows 11 ».
- 2. Ou pire : votre PC est compatible, l’outil « PC Health Check » vous donne le feu vert, mais la mise à niveau échoue ou reste bloquée indéfiniment à 87%, 99% ou sur un simple « Préparation de l’installation ».
Cette frustration est partagée par des millions d’utilisateurs. La bonne nouvelle est que, dans la quasi-totalité des cas, ce blocage n’est pas une fatalité.
Pour le premier problème, le blocage « non compatible », la cause est presque toujours la même. Microsoft a décidé, au nom de la sécurité, d’imposer deux technologies : le TPM 2.0 (Trusted Platform Module) et le Secure Boot (Démarrage Sécurisé). Ce sont des barrières conçues pour protéger votre PC contre les malwares de bas niveau, comme les rootkits. Le problème ? Ces fonctions, bien que présentes sur 99% des ordinateurs vendus après 2016, sont très souvent désactivées par défaut dans les réglages d’usine.
La bonne nouvelle est que ce message d’erreur est, dans la plupart des cas, un mensonge. Ce n’est pas une fatalité. C’est un obstacle.
Ce guide n’est pas une simple liste de conseils. C’est le guide de dépannage de A à Z. Nous allons couvrir les deux grands types d’échecs :
- 1. L’échec de compatibilité (« Ce PC ne répond pas… ») : Nous allons établir un diagnostic précis, puis nous plongerons dans les réglages de votre PC (le BIOS/UEFI) pour activer ce qu’il faut. Et si cela ne suffit pas, nous vous montrerons comment contourner (« bypass ») ces restrictions.
- 2. L’échec d’installation (« Mise à jour bloquée ») : Nous verrons comment débloquer le processus et forcer l’installation à se terminer.
Résoudre l’échec de compatibilité (« Ce PC ne répond pas… »)
Commençons par le problème le plus courant : le message d’erreur de compatibilité. Nous allons d’abord diagnostiquer le blocage avant de plonger dans le BIOS.
Étape 1 : Le Diagnostic officiel : L’impitoyable « PC Health Check »
Avant de modifier quoi que ce soit, il faut un diagnostic précis. N’utilisez pas l’outil vague de Windows Update. Nous allons utiliser l’outil officiel de Microsoft, qui vous dira exactement ce qui coince.
- Téléchargez l’outil : Allez sur le site officiel de Microsoft pour Windows 11. Ignorez le bouton « Télécharger l’Assistant d’installation » pour l’instant. Faites défiler tout en bas jusqu’à la section « Vérifier la compatibilité ». Téléchargez l’application « Contrôle d’intégrité du PC » (PC Health Check).
- Installez et lancez-le.
- Sur la bannière d’introduction à Windows 11, cliquez sur le bouton bleu « Vérifier maintenant ».
Vous allez obtenir un de ces deux résultats :
- Le Saint Graal : « Ce PC répond à la configuration requise ». (Si c’est votre cas et que l’installation échoue quand même, sautez directement à la Partie 2 de ce guide).
- Le mur (le plus probable) : « Ce PC ne répond pas actuellement à la configuration… ». Mais cette fois, cliquez sur « Afficher tous les résultats ».
L’outil va maintenant lister les points de blocage en rouge. Les coupables sont presque toujours les mêmes :
- Le module de plateforme sécurisée (TPM) 2.0 doit être pris en charge et activé.
- Le démarrage sécurisé (Secure Boot) doit être activé.
- Le processeur n’est pas pris en charge pour Windows 11.
Armé de ce diagnostic, nous allons maintenant résoudre ces problèmes, dans l’ordre.
Étape 2 : La Solution « Propre » : Activer le TPM 2.0 et le Secure Boot dans le BIOS/UEFI
C’est la partie la plus importante et la plus « technique » de ce guide, mais ne vous inquiétez pas. Le « BIOS » (ou « UEFI », son nom moderne) est simplement le menu de configuration de la carte mère de votre ordinateur. Nous allons vous guider pas à pas.
A. Comment accéder à votre BIOS/UEFI ?
Il existe deux façons simples d’y entrer.
- Méthode 1 : Le Démarrage Avancé (La plus fiable)
- Depuis votre bureau Windows 10, cliquez sur le menu Démarrer.
- Allez dans
Paramètres(l’icône d’engrenage). - Cliquez sur
Mise à jour et sécurité. - Dans le menu de gauche, cliquez sur
Récupération. - Sous la section « Démarrage avancé », cliquez sur le bouton « Redémarrer maintenant ».
- Votre PC va redémarrer sur un écran bleu avec plusieurs options.
- Cliquez sur
Dépannage->Options avancées->Changer les paramètres du microprogramme UEFI. - Cliquez sur
Redémarrer. Votre ordinateur va maintenant démarrer directement dans le menu du BIOS/UEFI.
- Méthode 2 : Le tapotage au démarrage (La « classique »)
- Éteignez complètement votre PC.
- Rallumez-le et, imméditement, commencez à tapoter la touche d’accès au BIOS. Cette touche varie selon la marque :
- ASUS, MSI, Gigabyte :
Suppr(ouDel) - HP :
F10(parfoisEchapd’abord) - Dell :
F2(parfoisF12) - Lenovo :
F1ouF2 - Acer :
F2
- ASUS, MSI, Gigabyte :
- Continuez à tapoter jusqu’à ce que le menu du BIOS apparaisse.
B. Trouver et Activer le TPM 2.0 (La chasse au trésor)
Vous êtes dans le BIOS. C’est là que ça se complique, car chaque fabricant nomme cette option différemment. Cherchez les onglets « Advanced », « Security », « Périphériques » ou « Trusted Computing ».
Voici où trouver l’option TPM (qui ne s’appelle jamais « TPM ») selon les marques les plus populaires :
- Pour les PC avec processeur Intel (Asus, Gigabyte, MSI, etc.) :
- L’option s’appelle « Intel PTT » (Intel Platform Trust Technology).
- Exemple de chemin (ASUS) :
Advanced->PCH-FW Configuration->PTT-> Mettre surEnable. - Exemple de chemin (Gigabyte) :
Settings->Miscellaneous->Intel Platform Trust Technology (PTT)-> Mettre surEnable. - Exemple de chemin (MSI) :
Settings->Security->Trusted Computing->Security Device Support(Mettre surEnable) etTPM Device Selection(Mettre surPTT).
- Pour les PC avec processeur AMD (Asus, Gigabyte, MSI, etc.) :
- L’option s’appelle « AMD fTPM » (Firmware TPM).
- Exemple de chemin (ASUS) :
Advanced->AMD fTPM configuration->TPM Device Selection-> Mettre surFirmware TPM. - Exemple de chemin (Gigabyte) :
Settings->Miscellaneous->AMD CPU fTPM-> Mettre surEnabled. - Exemple de chemin (MSI) :
Settings->Security->Trusted Computing->Security Device Support(Mettre surEnable) etTPM Device Selection(Mettre surAMD fTPM).
- Pour les PC de marque (HP, Dell, Lenovo) :
- Dell :
Security->TPM 2.0 Security-> CochezTPM On. - HP :
Security->TPM Device(Mettre surAvailable) etTPM State(Mettre surEnabled). - Lenovo :
Security->Security Chip-> MettreSecurity ChipsurEnabledetSecurity Chip TypesurTPM 2.0.
- Dell :
Une fois l’option trouvée, activez-la (Enabled). Ne redémarrez pas tout de suite ! Nous devons encore activer le Secure Boot.
C. Trouver et activer le Secure Boot (Le démarrage sécurisé)
Le Secure Boot est généralement dans un onglet Boot ou Security.
Attention : Le Secure Boot a deux prérequis.
1. Votre mode de démarrage doit être UEFI (et non Legacy ou CSM).
2. Votre disque dur doit être au format GPT (et non MBR). (Votre PC Windows 10 l’est presque certainement, ne vous inquiétez pas).
Étape C1 : Désactiver le CSM (Mode de compatibilité)
- Cherchez une option appelée
CSM(Compatibility Support Module) ouLegacy Boot. - Elle se trouve souvent dans l’onglet
Boot. - Désactivez-la (
Disabled). C’est essentiel. En désactivant le CSM, vous forcez le PC à démarrer en mode UEFI natif.
Étape C2 : Activer le Secure Boot
- Maintenant, allez dans l’option
Secure Boot(elle est peut-être dans un sous-menuSecurityouBoot). - Mettez
Secure BootsurEnabled(Activé). - Point de blocage courant : Si vous l’activez mais qu’un message indique « Not Active », cherchez une option dans le même menu appelée
Gestion des clésouKey Management. Vous devrez peut-être sélectionnerInstall default Secure Boot keys(Installer les clés par défaut). Cela va provisionner les clés de sécurité Microsoft dans votre BIOS.
D. Sauvegarder et quitter
Vous avez activé le TPM et le Secure Boot. Il est temps de sauvegarder.
- Cherchez l’onglet
ExitouSauvegarder et quitter. - L’option la plus courante est
Save Changes and ExitouSave Changes and Reset. - (Raccourci clavier universel : Appuyez sur la touche
F10. Une fenêtre vous demandera de confirmer. Validez.)
Votre PC va redémarrer (peut-être même deux fois). Retournez dans Windows 10. Relancez l’outil « PC Health Check ». Si tout s’est bien passé, vous devriez voir un grand message vert : « Ce PC répond à la configuration requise ».
Vous pouvez maintenant utiliser l’Assistant d’installation Windows 11 pour lancer la mise à niveau.
Étape 3 : La solution de contournement : Forcer l’installation quand « Ce PC ne répond pas… »
Que faire si l’étape 2 a échoué ? Ou si votre problème est le processeur non compatible ?
Pas de panique. Il existe des méthodes pour contourner ces vérifications.
Avertissement important : En faisant cela, vous installez Windows 11 sur un matériel non officiellement supporté. Microsoft a prévenu qu’il pourrait (théoriquement) refuser des mises à jour de sécurité à l’avenir. En pratique, cela n’a jamais été observé et tout fonctionne normalement. Vous le faites en connaissance de cause.
Méthode 1 : La modification du Registre (Le « Bypass » simple)
Cette méthode est la plus simple si vous faites la mise à jour depuis Windows 10. Elle dit à l’installeur d’ignorer les vérifications du TPM et du CPU.
- Dans la barre de recherche Windows 10, tapez
regedit. - Cliquez sur « Éditeur du Registre« (Exécuter en tant qu’administrateur).
- Dans la barre d’adresse en haut de l’éditeur, copiez-collez ce chemin et appuyez sur Entrée :
HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\Setup - Vous devriez voir un « dossier » (une clé) nommé
Setupsur la gauche. Il est possible que le sous-dossierMoSetupn’existe pas.- Si
MoSetupn’existe pas : Faites un clic droit surSetup->Nouveau->Clé. Nommez cette nouvelle cléMoSetup.
- Si
- Cliquez sur le dossier
MoSetupque vous venez de créer (ou qui existait déjà). - Dans le grand panneau blanc à droite, faites un clic droit :
Nouveau->Valeur DWORD 32 bits.- (Note : Oui, choisissez 32 bits, même sur un système 64 bits. C’est normal.)
- Nommez cette nouvelle valeur exactement comme ceci :
AllowUpgradesWithUnsupportedTPMOrCPU - Double-cliquez sur cette nouvelle valeur. Dans le champ « Données de la valeur », entrez
1et cliquez sur OK. - Fermez l’Éditeur du Registre et redémarrez votre ordinateur.
Maintenant, ne lancez pas Windows Update. Allez sur le site de Microsoft et téléchargez l’« Assistant d’installation de Windows 11 » (le premier bouton). Lancez-le. L’installeur devrait maintenant passer outre les vérifications du TPM et du CPU et commencer la mise à niveau.
Méthode 2 : Rufus (La méthode infaillible pour une nouvelle installation)
Si la méthode du Registre échoue ou si vous préférez créer une clé USB pour faire une installation propre (ou mettre à jour un autre PC), l’outil Rufus est votre meilleur ami.
- Téléchargez l’ISO officiel de Windows 11 :
- Allez sur la page de téléchargement de Windows 11.
- Faites défiler jusqu’à « Téléchargement de l’image disque (ISO) Windows 11 ».
- Sélectionnez
Windows 11 (multi-edition ISO)dans le menu déroulant, puis votre langue. Téléchargez le fichier (il fait environ 5-6 Go).
- Téléchargez Rufus :
- Allez sur le site officiel
rufus.ie. - Téléchargez la dernière version (la version Portable est parfaite, elle ne nécessite pas d’installation).
- Allez sur le site officiel
- Préparez votre clé USB :
- Branchez une clé USB d’au moins 8 Go. Attention : TOUTES LES DONNÉES SUR LA CLÉ SERONT EFFACÉES.
- Configurez Rufus :
- Lancez Rufus.
Périphérique: Assurez-vous que c’est bien votre clé USB qui est sélectionnée.Type de démarrage: Cliquez sur « SÉLECTION » et choisissez le fichier ISO de Windows 11 que vous venez de télécharger.Schéma de partition: Laissez surGPT.Système de destination: Laissez surUEFI (non CSM).- Cliquez sur le bouton « DÉMARRER ».
- La magie de Rufus :
- Une nouvelle fenêtre va s’ouvrir : « Expérience utilisateur Windows ». C’EST L’ÉTAPE LA PLUS IMPORTANTE.
- Cochez la case :
Supprimer la nécessité d'avoir Secure Boot et TPM 2.0. - (Optionnel, mais recommandé) : Vous pouvez aussi cocher
Supprimer la nécessité d'un compte Microsoft en lignepour une installation plus libre. - Cliquez sur « OK ». Rufus va maintenant créer la clé USB « patchée ».
- Lancez la mise à niveau :
- Une fois la clé créée, ne redémarrez pas.
- Ouvrez l’Explorateur de fichiers de Windows 10, allez sur votre clé USB.
- Double-cliquez sur le fichier
setup.exeà la racine de la clé. - L’installation va se lancer, en ignorant totalement les restrictions de TPM, Secure Boot ou CPU. Vous pourrez choisir de « Conserver les fichiers et applications » (mise à niveau) ou « Ne rien conserver » (installation propre).
Partie 2 : Résoudre les autres problèmes d’échec d’installation de Windows 11
Si votre PC est compatible mais que l’installation de Windows 11 échoue, le problème est différent. Il s’agit d’un blocage du processus, souvent dû à un fichier corrompu ou un conflit logiciel. Voici comment forcer l’installation.
L’autre grand problème — Que faire si la mise à jour est bloquée (99%, 87%…) ?
Nous avons traité le cas où le PC est déclaré incompatible. Mais que faire si votre PC est parfaitement compatible, que PC Health Check est au vert, et que la mise à jour échoue quand même ?
C’est le second grand échec d’installation : le processus lui-même se fige. Vous lancez la mise à niveau, et elle reste bloquée sur « Téléchargement – 99% » ou « Installation – 87% » pendant des heures. Cela peut même se terminer par un code d’erreur générique (comme 0x800f0830 ou 0x8007007e).
Voici les solutions, de la plus simple à la plus complexe.
- 1. La patience (vraiment). Surtout sur un disque dur mécanique (HDD), l’étape « Préparation de l’installation » peut prendre 2 à 4 heures. Elle semble bloquée, mais elle travaille en arrière-plan. Avant toute action, donnez-lui au moins 2 heures de plus.
- 2. Débranchez Internet. Si le téléchargement est à 100% mais que l’étape « Préparation » ou « Installation » est bloquée, essayez de débrancher votre câble Ethernet ou de désactiver votre Wi-Fi. L’installeur est peut-être bloqué en essayant de télécharger un pilote facultatif (ex: audio Realtek) dont le serveur ne répond pas. Le fait de couper Internet le force à abandonner et à passer à la suite.
- 3. Utilisez l’Assistant d’installation (pas Windows Update). N’utilisez jamais Windows Update pour une mise à niveau majeure. Allez sur le site de Microsoft et téléchargez l’« Assistant d’installation de Windows 11 » (le premier bouton de la page). C’est un outil dédié, bien plus stable et robuste, qui gère mieux les interruptions et les erreurs que le module intégré à Windows 10.
- 4. Videz le cache de Windows Update. C’est la solution de force pour débloquer Windows Update si l’Assistant lui-même échoue. Les fichiers de mise à jour téléchargés sont peut-être corrompus.
- Tapez
cmddans la recherche, faites un clic droit sur « Invite de commandes » et « Exécuter en tant qu’administrateur ». - Tapez les commandes suivantes, une par une, en appuyant sur Entrée après chacune :
net stop wuauserv(arrête le service de mise à jour)net stop cryptSvc(arrête le service de cryptographie)net stop bits(arrête le service de transfert)
- Allez dans
C:\Windowset renommez le dossierSoftwareDistributionenSoftwareDistribution.old. (Faites un clic droit > Renommer). - Allez dans
C:\Windows\System32et renommez le dossiercatroot2encatroot2.old. - Redémarrez les services :
net start wuauservnet start cryptSvcnet start bits
- Redémarrez votre PC et relancez l’Assistant d’installation.
- Tapez
- 5. Débranchez les périphériques inutiles. C’est un grand classique. Un pilote non essentiel peut faire paniquer l’installeur de Windows 11. Débranchez tout ce qui n’est pas votre clavier et votre souris :
- Disques durs externes et clés USB
- Imprimantes, scanners
- Webcams externes
- Manettes de jeu
- Casques USB (utilisez la prise jack si possible)
- 6. Désinstallez votre antivirus tiers. Si vous utilisez autre chose que Microsoft Defender (Avast, Norton, Bitdefender, Kaspersky…), désinstallez-le temporairement. Ces antivirus s’intègrent profondément au système et peuvent entrer en conflit avec le processus de mise à niveau. Vous pourrez le réinstaller juste après.
Un conflit logiciel bloque la mise à niveau
L’installeur de Windows 11 doit prendre le contrôle total de votre système. Si un autre logiciel « de bas niveau » est en cours d’exécution, une bataille éclate, et l’installeur perd.
Le coupable n°1 : Votre Antivirus Tiers C’est la cause numéro une des échecs de mise à niveau sur des PC compatibles. Les antivirus (Avast, Norton, Bitdefender, Kaspersky, ESET, etc.) s’intègrent au cœur même du système (le « noyau ») pour surveiller l’activité. L’installeur de Windows 11, en tentant de modifier ce noyau, est perçu comme une menace par l’antivirus, qui le bloque.
La Solution :
- Ne le désactivez pas : Désinstallez-le. Cliquer sur « Désactiver la protection pendant 1 heure » ne suffit jamais. Les services de fond tournent toujours.
- Allez dans Paramètres > Applications et désinstallez proprement votre antivirus tiers.
- Redémarrez votre PC. (Windows Defender prendra automatiquement le relais pour vous protéger).
- Lancez la mise à niveau Windows 11.
- Une fois sur Windows 11, vous pourrez réinstaller une version à jour de votre antivirus.
Les autres coupables logiciels :
- Clients VPN et Logiciels de Virtualisation (VMWare, VirtualBox) : Ces outils créent des cartes réseau « virtuelles » qui peuvent perturber l’installeur. Désinstallez-les temporairement.
- Logiciels de « Nettoyage » (CCleaner, etc.) : Ironiquement, ces outils peuvent avoir « nettoyé » des clés de registre essentielles au processus de mise à niveau. Il est souvent trop tard, mais évitez de les utiliser avant une mise à jour majeure.
Un conflit matériel ou un pilote (driver) obsolète
Votre matériel est compatible, mais le logiciel qui le fait fonctionner (le pilote, ou « driver ») est trop ancien ou entre en conflit avec l’installeur.
Les symptômes : L’installation plante souvent lors d’un redémarrage, ou se bloque sur un écran noir.
Les Solutions :
- Solution A (La règle d’or) : Débranchez tous les périphériques USB inutiles. C’est un classique. L’installeur peut être « confus » par un disque dur externe, une imprimante, une webcam, un scanner, une manette de jeu ou même un simple dongle de souris sans fil. Il peut essayer d’écrire des fichiers de démarrage au mauvais endroit. La règle d’or : Ne laissez que votre clavier et votre souris de branchés (filaires si possible). Débranchez tout le reste et relancez l’installation.
- Solution B : Mettez à jour vos pilotes critiques avant la mise à niveau.
- Pilotes de Stockage (Intel RST) : Si vous avez un PC Intel, vérifiez que vos pilotes « Intel Rapid Storage Technology » (Intel RST) sont à jour. Des versions obsolètes sont connues pour bloquer l’installation.
- Pilotes Graphiques (NVIDIA / AMD) : Assurez-vous d’avoir les derniers pilotes pour votre carte graphique.
- BIOS/UEFI : C’est le « logiciel » de votre carte mère. Même si le TPM est activé, l’implémentation du BIOS peut être ancienne et buggée. Vérifiez sur le site du fabricant de votre PC (HP, Dell, Lenovo) ou de votre carte mère (Asus, MSI) s’il existe une mise à jour du BIOS.
Prêt pour le futur ? Com&Dev vous accompagne
Vous l’avez compris, l’échec de la mise à niveau vers Windows 11 est rarement une impasse. Que ce soit un parcours d’obstacles de compatibilité (TPM, Secure Boot) ou un blocage de processus (téléchargement figé, erreur d’installation), il y a presque toujours une solution.
Si toutefois la manipulation du BIOS vous semble risquée ou que ces étapes techniques vous intimident, il ne faut pas forcer. Une erreur dans le Registre ou le BIOS peut causer de l’instabilité. Dans ce cas, l’intervention d’un professionnel est la solution la plus sûre.
Pour nos clients en Suisse romande, Com&Dev solutions informatiques gère ces transitions complexes au quotidien. Que vous soyez une PME ou un particulier, nous pouvons diagnostiquer le blocage et assurer une mise à niveau stable de votre parc. N’hésitez pas à contacter nos équipes de dépannage informatique à Lausanne ou de assistance et dépannage informatique à Fribourg pour une prise en charge rapide.
F.A.Q. Sur le programme ESU de Windows 10 : Garder Windows 10
Comment garder Windows 10 après 2025 ?
Après le 14 octobre 2025, Windows 10 ne recevra plus de mises à jour de sécurité classiques. Pour continuer à l’utiliser en toute sécurité, il faut activer le programme Extended Security Updates (ESU). Celui-ci permet de prolonger la prise en charge d’un an supplémentaire, jusqu’au 13 octobre 2026. Vous pouvez y accéder de trois manières : gratuitement via la sauvegarde cloud avec un compte Microsoft, en échangeant des points Rewards, ou en payant un montant d’environ 30 CHF/€. Grâce à l’ESU, vous pouvez conserver Windows 10 plus longtemps tout en restant protégé contre les menaces de sécurité.
Qu’est-ce que le programme ESU pour Windows 10 et pourquoi existe-t-il ?
Le programme Extended Security Updates (ESU) permet aux utilisateurs de Windows 10 (versions Home, Pro, Éducation, etc.) de continuer à recevoir des mises à jour de sécurité critiques et importantes pendant un an, au-delà de la fin du support prévue le 14 octobre 2025.
Quels sont les moyens d’obtenir cette année supplémentaire de mises à jour ?
- Gratuitement, en activant la sauvegarde dans le cloud via un compte Microsoft.
- En échangeant 1 000 points Microsoft Rewards.
- En payant environ 30 CHF/€ pour prolonger le support d’un an.
Comment s’inscrire au programme ?
Un assistant d’inscription apparaît dans Paramètres → Windows Update. Il suffit de cliquer sur « S’inscrire maintenant » et de suivre les étapes avec un compte Microsoft.
Faut-il un compte Microsoft ?
Combien de PC peut-on protéger avec une seule inscription ?
Jusqu’à 10 appareils Windows 10 22H2 peuvent être couverts, à condition d’être reliés au même compte Microsoft en tant qu’administrateur.
Quelle est la durée de l’ESU ?
La couverture commence le 15 octobre 2025 et se termine le 13 octobre 2026. A renouveler chaque année, jusqu'à 2028.
Peut-on combiner plusieurs options (gratuit, Rewards et payant) ?
Quelles sont les limites de l’ESU ?
- Il n’apporte aucune nouvelle fonctionnalité.
- Seuls les correctifs de sécurité sont fournis.
- Le déploiement est progressif : certains utilisateurs verront l’option apparaître plus tard.
Que faire si je ne veux pas passer à Windows 11 ?
ESU constitue une solution temporaire pour continuer à utiliser Windows 10 en toute sécurité. Cependant, il est recommandé d’anticiper une migration vers Windows 11 ou vers un autre système à moyen terme.
ESU est-il gratuit ?
Oui, il existe une option gratuite pour bénéficier de l’ESU. En synchronisant les paramètres de votre PC avec un compte Microsoft via la sauvegarde dans le cloud, vous pouvez obtenir un an de mises à jour de sécurité sans frais. Toutefois, Microsoft propose aussi deux alternatives : échanger des points Rewards ou régler un montant d’environ 30 CHF/€ pour activer l’ESU.
Pourquoi l’option ESU n’apparaît-elle pas sur mon PC ?
L’ESU est déployé de manière progressive. Si vous ne voyez pas le bouton « S’inscrire maintenant » dans Paramètres → Windows Update, cela peut avoir plusieurs causes. Assurez-vous d’abord que vous utilisez bien Windows 10 version 22H2, la seule version compatible. Vérifiez ensuite que vous êtes connecté avec un compte Microsoft ayant les droits administrateur. Dans certains cas, l’option peut apparaître avec quelques jours ou semaines de décalage. Pensez aussi à redémarrer votre ordinateur et à lancer une recherche manuelle de mises à jour afin de forcer l’actualisation.